L'énergie hydraulique

Le barrage et l'usine de production d'énergie hydroélectrique de Saint-Etienne-Cantalès.

La chute de Saint-Etienne-Cantalès (Cantal) sur la rivière Cère, faisait partie du programme d'équipements hydroélectriques décidé en 1938 pour les besoins de la défense nationale (certaines archives font état qu'un autre projet était à l'étude en 1927 avec un ouvrage différent et situé quelques centaines de mètres en amont). Le début des travaux de reconnaissances géologiques se sont déroulés dans les années 1925.

La décennie 1920/1930 avait déjà vu la construction et la mise en service des usines hydoélectriques de Lamativie (1928) et de Laval de Cère 1 (1931), sans compter l'usine transitoire de Siran qui était située sur la Cère au bord de la voie de chemin de fer à l'arrêt de Siran et qui fût détruite après la mise en service de l'usine de Lamativie. C'est la preuve que la rivière Cère est d'un grand intérêt pour la production d'énergie électrique et ce depuis plus d’un siècle.
Le barrage et l'usine de production hydroélectrique de Saint-Etienne-Cantalès ainsi que son bassin de compensation de Népes représentent l'aménagement en tête de vallée de la rivière Cère.

Cette rivière, qui est un affluent rive gauche de la Dordogne, prend sa source dans le massif du Lioran, au coeur des monts du Cantal.
D'abord simple ruisseau, elle se précipite en cascades jusqu'à Vic-sur-Cère pour couler ensuite paisiblement dans la plaine d'Aurillac, avant de s'engager dans les gorges que l'on rencontre à l'aval de Laroquebrou (Cantal) sur une longueur de 20 km jusqu'à Laval de Cère (Lot), pour se jeter dans la Dordogne à l'aval de Bretenoux.

Pour mémoire, ces gorges sont les frontières naturelles de 3 départements (Cantal – Lot – Corrèze) ainsi que de 3 régions administratives ( Auvergne – Midi-Pyrénées et Limousin).

Le débit moyen de la Cère à hauteur du barrage de Saint-Etienne-Cantalès est de 20 m³/s, mais ce débit peut varier de quelques centaines de litres en étiage à quelques centaines de m³/s en crue (la plus forte crue connue est de 560 m³/s en 1849 à la station de Laroquebrou).
L'aménagement de la chute de Saint-Etienne-Cantalès entrepris en 1938 par la Société des Forces Motrices du Cantal a pu être poursuivi pendant toute la durée de la guerre et ce malgré des difficultés matérielles considérables telles que :
  • La mobilisation de 1939 qui a rappelé un certain nombre de techniciens sous les drapeaux.
  • Les difficultés de communication et de transport notamment pour la livraison de l'équipement électromécanique.
  • Le manque ou difficultés d'approvisionnement de matériaux (ciment, fer, etc....)
  • Le manque de main-d'oeuvre et en particulier du personnel spécialisé.
A l'époque de sa construction l'aménagement de Saint-Etienne-Cantalès innovait au point de vue technique par la conception d'un bloc barrage / usine avec les deux évacuateurs de crue en forme de tremplin de saut de ski installés sur le toit.

Les ouvrages de la chute de Saint-Etienne-Cantalès installés sur la Cère 4 km en amont du magnifique village de Laroquebrou comprennent :

L'usine

Une usine génératrice au pied du barrage équipée en première étape de deux groupes turbo-alternateurs d'une puissance unitaire de 30 000 kVA. La mise en service du premier groupe générateur a été réalisée en mai 1945 et celle du deuxième en février 1946.

Cette usine qui était conçue à l'origine pour être équipée de 3 groupes , n'avait été équipée que de 2 (pour les besoins ou les difficultés de l'époque) et le 3ème a été installé en 1981, ce qui porte la puissance installée de l'usine à 105 000 kVA.

Les groupes turbo-alternateurs à axe vertical sont équipés d'une turbine de type « Francis » d'une puissance de 40 000 ch sous une hauteur de chute de 62 m et pour un débit unitaire de 55 m³/s. Chaque turbine est alimentée par une conduite forcée de 4,15 m de diamètre et 37 m de longueur traversant la base du barrage.

Chaque alternateur entraîné par la turbine est associé à un transformateur de puissance permettant ainsi d'évacuer l'énergie produite sur le réseau de transport 90 kV au travers du poste d'interconnexion de Gatellier.

La salle des machines est desservie par 2 ponts-roulants d'une force de 75 tonnes chacun et accouplables entre eux, ce qui permet de manutentionner la pièce la plus lourde de 140 tonnes c'est à dire le rotor de l'alternateur.

La production annuelle de cette usine est de 80 millions de kWh.

Un poste de transformation

Un poste de transformation 90 kV/220 kV, d'interconnexion et de répartition, dit « Poste Gatellier » situé entre le barrage et le village de Saint-Etienne-Cantalès.

Une cité ouvrière, la cité de Pradel occupée partiellement par des techniciens EDF du Groupement d'Exploitation Hydraulique et du RTE.

Et Nèpes...

Le barrage de Nèpes (situé à 2 km en aval du barrage de Saint-Etienne-Cantalès) d'une hauteur de 18 m fait office de bassin de compensation. Il permet de stocker pendant quelques heures les eaux turbinées à Saint-Etienne-Cantalès sous un débit pouvant varier entre 50 et 150 m³/s et de les restituer à l'aval à raison de 27 m³/s. Depuis 1968, ce barrage sert aussi de prise d'eau alimentant l'usine de Laval de Cère 2 sous une chute de 270 m.

Horaires & Permanences

Horaires d'ouverture de la mairie
Le mardi & le jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30
samedi : de 8 h 30 à 12 h
Permanences du Maire
mardi, jeudi : de 14 h à 16 h et le samedi : de 10 h à 12 h
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